Tchad: on compte les goumiers pour réduire le train de vie de l'Etat

Publié le par Evariste DJETEKE

Tchad: on compte les goumiers pour réduire le train de vie de l'Etat

Tout le monde retient son souffle devant les équations dangereuses dont le régime tchadien est manifestement en train de chercher en vain des solutions au fil des jours et des heures :

Comment faire accepter de gré ou de force, à un peuple meurtri par 26 ans de dictature féroce, la consécration d’une monarchie autocratique, alors que ce peuple aspire plus que jamais au recouvrement de sa liberté si longtemps confisquée ?

Comment massacrer les contestataires de ce gangstérisme institutionnel sans s’attirer la foudre de la communauté internationale, étant donné que la répression aveugle est le seul moyen de se garantir le maintien au pouvoir ?

Fort de son ascendance sur la plupart des acteurs politiques qu’il avait eus à connaître, le président Déby a su trouver leurs maillons faibles. Ce qui lui avait permis de dompter les "rebelles agonisants" entre les résultats et l'investiture.

Aujourd'hui, le régime cherche à distraire le peuple, à jeter de la poudre aux yeux de l'opinion internationale en prenant des mesures qui ressemblent à un jeu de "banabana, de bogo bogo":

- Revoir le nombre des goumiers par chef traditionnel et réduire le traitement des

chefs traditionnels...

Question: Et le nombre des militaires de la garde présidentielle? Et le traitement des officiers analphabètes?


-Révision des critères d'attribution des bourses des étudiants de l'intérieur.

Question: Et que dire des bacheliers décrétés et les officiers assimilés?


-Lancement de l'audit des diplômes.

Question: les diplômes délivrés à la demande des intéressés sont-ils concernés? Et ces milliers de docteurs en arabe qui peine à lire en arabe


-Réduire le parc automobile de l'État.

Question: Les chars et les canons en font partie?


-Réduire la taille des organigrammes des ministères.

Question: Et la taille des conseillers du Président?

Depuis la comédie présidentielles, les tchadiens subissent le spectacle du triomphe de l’hypocrisie publique. Celle-ci confine au paroxysme ! Le pouvoir politique occupe la scène avec des manœuvres de diversion, arc-bouté sur les privilèges et avantages exorbitants que lui confère la prédation économique à laquelle il se livre avec la complicité des institutions financières internationales. Une partie de l’opposition qui devrait réfléchir aux solutions et produire des propositions concrètes pour résoudre les problèmes urgents du peuple, se claquemure dans la posture, se livre à des babillages puérils et stériles sur des problèmes de bienséance et de leadership, situés aux antipodes des préoccupations de millions de tchadiens qui se débattent dans les difficultés quotidiennement renouvelées. Ceci, pendant que le marasme économique prospère et exacerbe la souffrance populaire... Que vaut la part d'un goumier ou d'un chef traditionnel dans les difficultés qui assaillent le pays?

Tout pouvoir démesuré est un danger pour la société. Au Tchad, de dictature en autocratie, il y a fort longtemps que la société est empêchée de faire fonctionner des contre-pouvoirs pour contenir les excès d’un pouvoir politique sans bornes qui donc par nature confirme son illégitimité.

Ainsi, Idriss Déby Itno, ses courtisans et l’oligarchie qui soutiennent le pouvoir ont fait main-basse sur les richesses des société nationales , sans n’être nullement inquiétés et ont pu se maintenir au pouvoir pour assurer la pérennité des intérêts économiques de quelques groupes occidentaux et de profito situationnistes tchadiens.

Le peuple tchadien sait ce qu’il est advenu des tartufferies politiques telles que les tentatives de « Dialogue Inclusif » qui deviendra demain exclusif et autres « 16 mesures» destinées à endormir l’opinion, le temps médiatique de l’annonce, puis à être piétinées le lendemain.. Meurdé

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