Macron élu président : les premiers enseignements d’une victoire

Publié le par Evariste DJETEKE

Macron élu président : les premiers enseignements d’une victoire

Avec plus de 65 % des suffrages, Emmanuel Macron remporte environ 20 millions de voix, mais ce résultat est atténué par le niveau record de l’abstention (25,3 %) et des votes blancs et nuls.

Cette présidentielle restera vertigineuse à de multiples égards. A 39 ans, Emmanuel Macron devient le huitième président élu de la Ve République. Jamais visage aussi jeune ne s’était affiché à 20 heures sur les écrans de télévision français un soir de second tour. Il devance largement Marine Le Pen avec 65,8 % des voix contre 34,2 %, selon les dernières estimations d’Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde et France Télévisions. Il succédera à François Hollande aux plus hautes fonctions de l’Etat à l’issue de la passation de pouvoir, dimanche 14 mai.

S’il n’y a pas eu d’ultime rebondissement dans cette campagne qui aura pourtant usé jusqu’à la corde le champ lexical de la surprise, ce second tour comportait tout de même une part d’incertitude. A commencer par le score réalisé par Emmanuel Macron. Avec 65,5 % des voix, il réalise un résultat supérieur à ce que lui promettaient les instituts de sondage, il y a quinze jours. Il sort donc gagnant d’un entre-deux-tours pourtant bien mal embarqué.

Nombreuses sont les raisons de relativiser ce succès. Le scénario alambiqué de cette campagne en est une évidemment. Il faut aussi souligner le niveau d’abstention (autour de 25 %) au plus haut depuis 1969. A cela s’ajoute le message de ces quelque 8 % des inscrits, soit 12 % des Français qui sont venus voter dimanche, qui ont glissé un bulletin blanc ou nul dans l’urne – un record. Ou plutôt « les » messages, tant cette cohorte de mécontents porte des revendications diverses.

Enfin, comment ne pas mentionner la particularité de l’affiche du second tour. Pour la deuxième fois en quinze ans, une grande partie des Français n’a pas voté « pour » un candidat mais « contre » l’extrême droite. Cela laisse des traces dans une démocratie. Les électeurs pourraient finir par se lasser de faire des choix par défaut. lemonde.fr

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