Idriss Déby: un marchand de désespoir pour les tchadiens

Publié le par Evariste DJETEKE

Idriss Déby: un marchand de désespoir pour les tchadiens

Les mots restent faibles, les langues sont imparfaites pour pouvoir exprimer pleinement la déception et le désespoir qui ravagent les cœurs des tchadiennes et des tchadiens à qui tout a été promis en 1990. "Espoir perdu!"

Les tchadien vivent au sein d’un leurre magistral, d’une République disparue que le régime dictatorial s’acharne à ne pas reconnaître telle, que ses politiques artificielles prétendent perpétuer.

La réalité est insensée, les chiffres sont terrifiants : 3 millions de personnes vont mourir de faim dans le lac, ce paludisme qui tue encore des milliers de tchadiens chaque année. les diplômés qui, en désespoir de cause brûlent leurs diplômes... Combien meurent-ils de faim, de soif, de paludisme, d'ignorance ou de sida au Tchad ? Combien sont enlevés, torturés, tués, violés? Combien se cachent pour ne pas subir la dure loi de la police politique? Nous ne le saurons jamais.


Cette dictature qui broit des centaines de milliers de tchadiens, des militants de la société civile– repose sur une effroyable “machine de mort”, en large partie secrète : escadrons de la mort, torture systématique, enlèvements et disparitions, manipulation de la violence des opposants, désinformation et “action psychologique”.

La pratique généralisée de la torture, “banalisée” par la milice politique(ANS) depuis sa création, est en quelque sorte au fondement de la folie meurtrière qui se déchaînera plus tard, caractérisée par le mépris absolu de la vie humaine et du corps des adversaires supposés .

Ce peuple affamé, anéanti au vu et au su de tous pour “la très juste cause” et les intérêts de l’ex-puissance colonisatrice.

Un peuple livré à lui-même, mais nous posons toujours les mêmes questions fantômes auxquelles, beaucoup le savent, rien ne répondra, sinon le désastre des vies que ce silence ravage et dont on oublie qu’elles représentent chacune un destin.
Que devient-elle la promesse "ni or ni argent mais la liberté? Une promesse de Vie? Un Enfer, déjà, qui ne dit pas son nom?

Or ce régime dictatorial tchadien s’emploie à dévier, supprimer des questions élémentaires mais importante: liberté, lutte contre la corruption, la pauvreté, etc. Il se mobilise, converge vers d’autres, et focalise autour d’elles l’opinion, qu’il tient de la sorte en suspens autour de faux problèmes.

Ce siècle nous a appris que rien ne dure, pas même les régimes les plus bétonnés (Les Ben Ali, Mubarak, Compaoré, Jammeh, etc.).

Qu’allons-nous devenir? Que faire? Par où commencer? Autant de questions qui restent sans réponses face à ce régime génocidaire... Levons nous! Debout et à l'ouvrage! M. Moussa

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