Les villes de Moundou, Sarh, Abéché, Doba ...divisées en communes d'arrondissement

Publié le par Evariste DJETEKE

Les villes de Moundou, Sarh, Abéché, Doba ...divisées en communes d'arrondissement

La boulimie politique de M. Idriss Déby conduit inéluctablement le Tchad vers une nouvelle impasse. Il est résolument dans une dynamique d’extrémisme et de provocation... Sauf retournement de dernière minute, il prépare un sérieux coups contre certaines maires. Il est sur le point de "saucissonner" certaines villes (Moundou, Sarh, Abéché, Doba, Bébédjia, Bongor, etc.) pour éviter toute surprise lors des prochaines élections locales... Quelques experts, pilotés par un cabinet français, sont sur ce dossier depuis un certains temps.

 

Ah oui, Déby confirme ainsi son recours définitif et définitoire au forfait et à la force brute pour s’incruster plus que jamais au pouvoir. Il ne saurait en être autrement puisque c’est par cette voie brutale qu’il était arrivé sur le trône de son père spirituel (HH) en 1990.

Plus de 26 ans après, les mêmes réflexes sont restés intacts. Le prince ne compte que sur les actes antidémocratiques, le forfait et l’armée pour lui servir de bouclier et lui permettre de rempiler autant que possible dans le fauteuil.

 

Il n’a aucune intention de partir du pouvoir quid à y rester de force, sans raison ni mérite. Et il le démontre à suffisance avec ce coup d'"Etat local" qu'il prépare dont la victime ciblée n'est autre que le Maire de Moundou, Laokien Kourayo Médard et par ricochet, les autres maires. Ainsi toute la partie industrielle de la ville sera érigée en commune d'arrondissement et portera le nom de Moundou I avec la complicité de certains cadres Ngambaye... Les ndougourous quoi!

Il compte mettre à la tête de ces nouvelles communes à créer des anciens "officiers assimilés" ou militants alimentaires afin de réussir le coup de force mais sans force. A l’occasion, et en bon prince, il profitera pour distribuer des billets de banque à tous ces officiers pour les amener à croire définitivement à son leadership, en tant que Chef Suprême des Forces Armées et ainsi obtenir leur adhésion pleine et entière à sa politique de sécurité et de paix, des mots creux qui ne disent rien de concret en réalité... Mais le roitelet d'Amdjarass oublie que les temps ont changé. Entre 1990 et 2017, les mentalités ont beaucoup évolué y compris celles de ses "officiers" et soldats... Croire que les tchadiens sont et seront des poltrons à l’infini est un leurre!

Cette démarche brute de mystification donnera-t-elle les résultats escomptés ? Rien n’est ci-sur. Car au regard du niveau béant des frustrations au Tchad et dans l’armée, au regard de l’arrogance et de l’insolence du régime que le prince incarne, personne ne peut objectivement parier sur les résultats d’une telle gesticulation .

La dictature du Prince est plus qu’implacable et manifeste. Mais elle ne prospère réellement que grâce à l’autocensure des fameux intellectuels qui lâchement, s’abrutissent et se réduisent en de simples coursiers de celui-ci. Ils prennent plaisir à se faire peur et à agir par pure hypocrisie oubliant qu’ils ont cette responsabilité et ce devoir historiques d’éclairer le peuple et de le tirer vers le haut en lui ouvrant les yeux sur les zones de ténèbres qui jonchent l’activité politique de ses dirigeants.

En cherchant à imposer "un découpage" de certaines communes les plus représentatives au peuple, le pouvoir indique sans doute aucun qu’il n’est pas du tout capable de changer la gouvernance électorale. Ce sera donc une honte de plus pour lui que des réformes riment avec magouille, tensions et incertitudes. Faut-il comprendre qu’il lui faut contrôler désormais ces communes de main de maître pour continuer à survivre politiquement et étaler ses frasques sans honte, aux yeux du monde. Voilà qui est clair.

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