Le 17ème doigt du Président Idriss Déby Itno

Publié le par Evariste DJETEKE

Le 17ème doigt  du Président  Idriss Déby Itno

Pahimi Padacké, le 17ème PM, entre dans le cercle des observateurs passifs, juridiquement sans pouvoir et sans moyens comme d'habitude. Il remplace un autre PAHIMI, son frère Moundang qui est parti la queue entre les pattes... Pitoyable!

"En 26 années de règne, M. Idriss Déby a "noirci" 17 Premiers ministres dont un intérimaire. La succession de ces Premiers ministres n'a pas produit l'effet escompté qui était et est de créer les brèches d'un pays libéré des querelles politiques permanentes, de l'injustice, de la dictature et sources de malheureuses crispations. Aussi, chaque PM considère-t-il son ascension sociale non pas comme un mérite voire une charge mais une sorte d’aumône de la part du premier magistrat du pays », disent des analystes.

D'un Premier ministre à un autre en effet, on constate malheureusement que ces derniers s'affaiblissent au fil de leur succession pendant que leur " chef ", et président de la République, devient de plus en plus fort.

L'opinion nationale a été choquée de constater même qu'il y a des ministres plus forts que leur patron le Premier ministre. Dans quelle République sommes nous? De quelle démocratie nous parle M. Déby et ses "Hommes"?

Cette démocratie ressemble bien à un cirque ou à une foire aux affaires animées par des opérateurs politiques véreux plus accrochés aux dividendes et largesses récoltées ici et là qu'à une quelconques convictions.

C'est ce qui explique certainement le "ramassage" d'un 17ème Premier Ministre au moment où le pays s'écroule.

Devant l'état de délabrement extrême où se trouve le pays, ravagé par des "satrapes corrompus", que fera un autre PAHIMI? Rien. Que Dira Albert Pahimi Padacké qui n'ai pas été déjà dit par les 16 autres cooptés dans les mêmes conditions que lui?

Comment parler de changement alors que M. Déby continue à déployer sur les citoyens les tentacules de sa machine à crime enclenchée depuis son arrivée au pouvoir? Peut-on parler de changement et d'émergence quand la situation exige plutôt un redressement?

Comment le "deuxième PAHIMI" et 17ème PM se prendra pour faire face aux multiples crises qui secouent notre pays? Aura -t-il les moyens pour aider nos institutions malades voire grabataires à se relever? Réussira -t-il a atteindre le paysan de Bébougaye au Sud, l'éleveur de Kichikichi à l'extrême nord ou le pêcheur de Makari dans le lac Tchad pour leur dire qu'ils ne seront plus arnaqués et spoliés de leurs terres?

Aura t-il les moyens pour remettre les trois millions de jeunes tchadiens sur le chemin de l'école?

Comment se prendra t-il pour rassurer les contribuables tchadiens confinés à la préhistoire des télécommunications et des méthodes agricoles, au moment où les autres sont en plein dans le 3ème millénaire?

Autant de question auxquelles ce PAHIMI même s'il se "muait" en Général De gaulle ne trouverait pas de réponses.

Quel que soit le Premier ministre qui va venir, rien n'est à attendre de ce côté parce que le contexte de démocratie verrouillé ne favorise rien. Il enrhume le pays à divers niveaux.
La succession des Premiers ministres n'y fait et fera rien. Seul le successeur de Hissène Habré peut inverser la tendance, s'il en a la bonne volonté et la bonne foi.

Alors que M. Idriss Déby Itno à définitivement choisi de se vautrer dans le capharnaüm de contre vérités, d'esquive et du colmatage. Ceci est d'autant plus vrai qu'il vient de récupérer un 17ème suppôt de la mafia et quelques vautours larbinisés à outrance pour former une sorte de gouvernement en exil sur son propre territoire, prêt à boire à satiété ses paroles, à applaudir à tout rompre chaque ineptie... Baisser le rideau et très certainement la satisfaction d'avoir ajouté un 17ème doigt à sa main droite qu'il a levé en 1996 pour dire "Nous Idriss Déby, Président de la République élu selon les lois du pays, jurons solennellement devant le peuple tchadien et sur l'honneur.... de tout mettre en oeuvre pour garantir la justice à tous les citoyens, de respecter et défendre les droits et les libertés des individus".

Y'a t-il crime plus odieux que celui là qui consiste à prêcher le faux sous les dehors de la vérité et d'essayer de le faire avaler par le peuple?

Il y a plusieurs manières de se distinguer dans l'histoire de son pays et vous avez, Monsieur le Président, choisi le pire en prenant des raccourcis qui ont l'inconvénient d'exempter les tchadiens à vous dérouler le tapis rouge.

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