Saleh Kebzabo exclu du parlement panafricain

Publié le par Evariste DJETEKE

Saleh  Kebzabo exclu du parlement panafricain

Le chef de file de l’opposition tchadienne, a été exclu du parlement panafricain. Il est reproché à Saleh Kebzabo de critiquer l'Assemblée nationale dont il réclame la dissolution et le redimensionnement pour faire des économies, selon Tchadactuel.com ce 06 novembre 2016.

 

Saleh Kebzabo, chef de file de l’opposition tchadienne a été exclu du parlement panafricain, selon le site d’informations Tchadactuel, ce dimanche 06 novembre 2016. Cette exclusion fait suite à une requête introduite auprès du parlement panafricain par le président de l'Assemblée nationale du Tchad, Haroun Kabadi. Et pour cause, Saleh Kebzabo userait de sa liberté de parole pour critiquer l'Assemblée nationale. Il réclame notamment la dissolution et le redimensionnement de l’institution  pour faire des économies. Cette exclusion, comme attendue, n’est pas du goût de l’opposition. Pour le premier vice-président de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau, Célestin Topona, la décision du président de l'Assemblée nationale tchadienne est incompatible avec le mandat qu'assume Saleh Kebzabo au parlement panafricain. Pour sa part, celui-ci se dit être victime d’une persécution de la  part  du pouvoir depuis la présidentielle d'avril dernier. Son parti, l'Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), a qualifié d'inadmissible son éviction. Selon le site d’information Tchadactuel, Saleh Kebzabo est remplacé par un autre député de l’opposition Saleh Makki.

Il faut rappeler que Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, a brigué un cinquième mandat en avril 2016. Cette présidentielle s’est soldée par une la victoire contestée du président tchadien. L’opposition tchadienne est l’objet de beaucoup de persécutions de la part du pouvoir de N’Djamena.  Le président tchadien Idriss Déby Itno est d’ailleurs le président en exercice de l’Union africaine, organisation dont le parlement panafricain est le bras législatif.

Christophe SESSOU

 

Publié dans politique

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