7 morts et 70 blessés à Miandoum avec la bénédiction du Sous préfet et du Maire

Publié le par Evariste DJETEKE

7 morts et 70 blessés à Miandoum avec la bénédiction du Sous préfet et du Maire

Sang et sueur à Miandoum: la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs  au Sud du Tchad   est très fréquemment troublée par la divagation des animaux dans les zones de culture depuis l'arrivée au pouvoir du MPS. Ce phénomène à pour effet des conflits récurrents qui ont résisté à la tyrannie des âges malgré les nombreuses médiations... Et encore c'est la partialité des autorités qui a occasionné ce conflit meurtrier.

L’irréparable s’est produit et dans le sang il y a deux jours à Miandoum. Les éleveurs, bravant les interdits sociologues et anthropologique sont venus s'installer dans un site sacré. Les jeunes De Miandoum et de Bébédjia ont manifesté contre cette "occupation" et destruction d'un site sacré. Le Sous Préfet sur  la demande du Maire, a fait appel aux gendarmes qui ont ouvert  le feu sans sommation sur les jeunes agriculteurs.  On dénombre  7 morts et plus de 70 blessés. Dans ce genre de situation, les éleveurs, proches du pouvoir sont souvent traités avec respect et humanisme en cas de dégâts des champs par leurs animaux.

Selon Toido Nodjindo Marcelin de "Tchad Non Violence",  «Ces affrontements font suite à la mobilisation pacifique des habitants de Miandoum et Bébédja sortis pour réclamer le départ des éleveurs installés dans un site sacré près dudit village en pleine saison de récoltes par le maire de la ville et le Sous-préfet de Miandoum».

En effet, c’est en cette période que naissent généralement les conflits entre pasteurs et paysans, les seconds reprochant aux premiers de laisser leur bétail divaguer dans les champs avant la fin des récoltes ou de moisson, anéantissant ainsi leurs espoirs et réduisant à néant leurs efforts de tant de mois en un seul jour effacés.

La cohabitation meurtrière entre éleveurs et agriculteurs au sud du Tchad favorisent les uns au détriment des autres. C'est le cas à Miandoum où le Maire et le Sous Préfet ont permis aux   éleveurs se s'installer dans un site sacré, foulant ainsi aux pieds les réalités locales.

L’unité et le progrès sont deux mots clés de notre devise, et ne l’oublions pas. Face à cette énième dérive sécuritaire ayant conduit à des morts et  blessés,  le GRAT  invite les autorités de notre pays à prendre toutes leurs responsabilités pour que ces crimes ne restent pas impunis, que les auteurs de ce massacre soient poursuivis et traduits devant des juridictions. 

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