CPI: Déby veut imiter Nkurunziza

Publié le par Evariste DJETEKE

(Photo: Idriss et Pierre)/.

(Photo: Idriss et Pierre)/.

Certains  Etats africains commencent à quitter le "navire CPI" qu'ils considèrent comme la «Justice de blancs» en Afrique dont le Tchad de  Déby Itno.

Depuis leur entrée en fonctions en 2003, les magistrats de la CPI ont ouvert dix enquêtes dans neuf pays, dont huit sont en Afrique. Ses cibles lui ont valu de nombreuses critiques sur le continent, notamment celles de l’Union africaine (Ua) qui y a vu une «sorte de chasse raciale».

Pretoria a confirmé sa décision, trois jours après que le Président burundais, Pierre Nkurunziza, accusé de graves violations des droits humains, a promulgué une loi dénonçant le Statut de Rome. Le départ de ces deux pays qui pourrait prendre un an avant d’être effectif, serait une première dans l’histoire de la CPI.

 

Pour le moment, seul le Soudan a semblé prendre cette voie, mais on parle déjà de 6 pays du continent noir à vouloir le divorce : Gabon, Tchad, Djibouti, Ouganda, Namibie et Kenya.  Il faut signaler que 34 Etats africains sur 54 ont ratifié le Statut de Rome.

Dans les coulisses du Plais Rose au Tchad, un dossier et des arguments sont en préparation pour permettre à notre pays de rompre avec le Statut de Rome, créant  la CPI. Cette rupture interviendrait selon un diplomate tchadien, à la fin du mandat de Déby comme Président en exercice de l'UA. D'ailleurs Déby a annoncé les couleurs lors de sa visite en Allemagne en soutenant publiquement le Président burundais dans ses dérives dictatoriales.  Le 12 octobre dernier, le président tchadien Idriss Déby, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, s’est penché sur la crise dans laquelle est plongée le Burundi depuis avril 2015.

"C’est l’une des rares sorties, ou peut-être même la seule d’un président africain sur la crise burundaise. Dans une interview exclusive accordée à la Deutsche Welle, le président tchadien Idriss Déby Itno a défendu le troisième mandat de son homologue Pierre Nkurunziza".

“La Constitution limite à deux mandats au suffrage universel. Le premier mandat du président Nkurunziza n‘était pas au suffrage universel. Il a été désigné tout simplement. Le deuxième mandat est un mandat constitutionnel. Certains estiment qu’il a fait deux mandats. C’est vrai. Mais il s’agit d’un mandat constitutionnel et un mandat hors Constitution”, analyse le président tchadien... Pas étonnant! Qui se ressemble...."

Idriss Déby qui assure la présidence en exercice de l’Union africaine explique comment l’immixtion des puissances étrangères a contribué à embraser la situation dans ce pays voisin.

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