l'Afrique bouge, le Tchad Changera!

Publié le par Evariste DJETEKE

l'Afrique bouge, le Tchad Changera!

C'est un truisme que d'énoncer la décrépitude de l'Etat tchadien. LE TCHAD EST MALADE, GRAVEMENT MALADE. Et comme nous l'écrivions précédemment, les causes de cette maladie sont connues. Dans un pays de gens qui savent utiliser leurs méninges, la solution coulerait de source. Mais il s'agit du Tchad, un pays gouverné par Idriss Déby Itno et une bande de marionnettes appelées abusivement Ministres ou députés. En face d'eux, une opposition totalement amorphe et un peuple des plus dociles.

Mais si nos trublions de gouvernement s'imaginent qu'ils s'en sortiront à bon compte, ils se trompent. S'ils croient qu'ils se retireront un jour tranquillement et vivront du fruit de leur forfaiture, sans être traînés, même au soir de leur vie, dans la boue de Ndjamena, c'est qu'ils sont naïfs.

Que ceux qui savent lire , lisent entre les lignes de l'histoire.

Que les aveugles tendent leurs oreilles.

Et les sourds sondent les consciences. l'Afrique bouge!

l'Afrique bouge, le Tchad changera.

Mais oublieuse des sages leçons de l'histoire, l'oligarchie tchadienne , plutôt que d'affronter sérieusement le nouveau défi démocratique et de s'attaquer avec courage aux dures mais nécessaires réformes de structures, s'arc-boutent sur des privilèges mal acquis, s'arme de faux fuyants, prend des mesures impopulaires, croyant ainsi conjurer l'irréversible et fatidique évolution. Vanitas, vanitatum et omnia vanitas! Cette attitude à courte vue hypothèque les chances, encore réelles, de la transition pacifique à la démocratie et expose inutilement le Tchad aux risques d'un changement dans la douleur. L'expérience des nations révèle que les grandes conflagrations politico sociales surviennent moins par la fatalité que l'aveuglement des classes possédantes. Il y a quelques mois, de gigantesques manifestations de rue conspuent à l'appel du peuple, le régime militaro-dictatorial de Blaise Compaoré, ce dernier scandalisé et incrédule, tire sur les manifestants. Quelques jours plus tard, la révolution de la rue triomphe, en dépit d'une répression aussi sanglante qu'inutile.

Il résulte de ces cas d'espèce que l'on pourrait multiplier à loisir, que c'est de pure vanité qu'un pouvoir discrédité et sans projet s'impose à la volonté populaire. Le Tchad changera au grand dam des trublions, des flibustiers et autres schizophrènes qui croyaient pouvoir sévir impunément et indéfiniment. C'est ça la dialectique du maître et de l'esclave.

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