18 000 étudiants dans la rue, 18 000 cailloux et Déby quitte le pouvoir.. Wallaye!

Publié le par Evariste DJETEKE

18 000 étudiants dans la rue, 18 000 cailloux et Déby quitte le pouvoir.. Wallaye!

L'exemple burkinabé doit faire des émules au Tchad en ce moment précis. Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puissent changer le monde. Historiquement, c'est toujours de cette façon que le changement s'est produit... Au Burkina et ailleurs. Le pouvoir MPS à ouvert toutes les bobonnes de gaz qui sont dans sa chambre, il suffit d'une petite étincelle pour qu'il brûle. Pendant que Idriss Déby Itno donne l’impression de jouer des partis politiques de l’opposition, le front social risque de devenir une arrête dans sa gorge si des mesures idoines ne sont prises pour satisfaire les revendications légitimes qui s’accumulent dans les différents secteurs. Au cas contraire.....

A chaque Tchadien et Tchadienne de s’interroger sur son rôle et sa responsabilité dans la situation qui prévaut au Tchad notamment à faire son autocritique en reconnaissant au moins intérieurement si ses actions et son rôle actif ou passif pour que le pays se relèvent du larbinisme ou pas ; à chacun de prendre conscience de la véritable force qu’un peuple uni et déterminé représente. Ceci est encore plus vrai pour d’une part, les étudiants tchadiens qui doivent refuser de mourir ignorants , ou d’autres part, les partis politiques qui estiment faire de la politique en croyant que 50 partis politiques non unis pourront offrir des solutions crédibles et susceptibles d’emporter une adhésion nationale. Si d’autres peuples proches du Tchad peuvent rejeter le larbinisme, alors le peuple tchadien peut le faire aussi.
Si les tchadiens ne se lèvent pas comme un seul homme, s’ils ne deviennent pas tous des burkinabé, les dérives de Déby vont perdurer, le pouvoir d’État étant, chez lui, sa famille et son clan, le plus sûr moyen de maintenir leur train de vie exponentiel.

Vraisemblablement, au Tchad, on tend vers le recours à un type d’alternance violente comme c’était récemment le cas au pays des Homme Intègres. N’est-il pas vrai que dans la plupart des pays du continent, les coups d’État surviennent lorsque la démocratie et les mouvements réguliers de personnes à la tête des États sont bloqués par des groupes organisés de pilleurs ? Dans ces pays, il faut le reconnaître, seul un coup de force militaire ou civil capable d’accoucher d’un système démocratique, ou alors une révolution populaire totale et entière restent la voie ultime pour parvenir à mettre fin à la tentation à la présidence à vie. Le Tchad ne manque pas sur la liste de ces dictatures africaines sans foi ni loi à nettoyer.

Le MPS, parti du "Président" Déby bien qu’ayant fait toutes les cartes main, est incapable d’engager lepays sur la voie du consensus et de tendre une main sincère à ses adversaires, réels ou putatifs, même à ceux qui sont prêts à ouvrir le poing. Que cela provienne d’une malédiction divine, d’un dénuement intellectuel ou d’une carence politique collective, c’est un déshonneur que le destin de toute une nation soit soumis, à l’infini, au diktat d’un petit groupe d’extrémistes. Quand toutes les voies de sortie de crise sont épuisées, en existe-il encore, face au parti dominateur qui ne donne aucun signe tangible d’abandonner ses penchants monarchiques ? Le moment est peut-être venu de prêter l’oreille à ceux qui proposent une véritable transition vers l’État de droit au Tchad... Les étudiants et les enseignants doivent en ce moment jouer leur partition. DEBOUT! Meurdé M. Moundou

Publié dans politique

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