TCHAD: tartuferies et trahison de l'opposition

Publié le par Evariste DJETEKE

 TCHAD: tartuferies et trahison de l'opposition

26 ans après cette démocratie à la petite omelette et au nombril, force est de constater que l’opposition tchadienne a prouvé son incapacité à offrir un Tchad autre à travers une alternance politique qu’elle chante à tue-tête et qu’elle continue malgré son incapacité de promettre aux pauvres populations fatiguées par tant d’années de lutte aux conséquences fâcheuses en pertes de vies humaines et autres sacrifices consentis.

Drôle d’attitude d’une opposition qui en face d’une dictature féroce a opté pour des enfantillages, des guéguerres sans motifs valables, des conflits de leadership sans aucun enjeu, des trahisons tous azimuts, des complicités contre nature avec les bourreaux du peuple.

Qui peut prendre au sérieux une telle opposition? Le peuple sans se l’avouer en est fatigué, les diplomates accrédités disent être abasourdis par tant d’incohérences et haines entre acteurs qui disent pourtant vouloir le changement, les Chefs d’Etats africains se jouent d’eux pour mieux les piéger car en mission commandée pour le prince au nom des intérêts de ce puant syndicats de dictateurs, la communauté internationale se cache derrière l’amateurisme et l’absence d’une alternative de cette opposition pour laisser pourrir la situation pourtant hors série dans ce vaste pays dont les difficultés et ignominies devraient faire sursauter cette soi disant communauté qui dit être à cheval sur les règles démocratiques.

Les propositions de recettes par le biais des fronts, des mouvements, des coalitions, des collectifs sensés venir à bout de la dictature sans merci de ce pouvoir ont été détournées à d’autres fins politiciennes. Une des identités remarquables d’une opposition qui s’assigne un objectif à savoir le départ du régime MPS, mais qui en change au gré des pièges de l’adversaire et pose finalement des actes pour renforcer le système en place se faisant au finish complice d’un pouvoir pourtant au bout du rouleau et vomit par le peuple.

La dernière trouvaille reste le FONAC, qui a suscité l’espoir d'une grande partie du peuple avec une plateforme citoyenne qui a reçu l’assentiment de l’opinion nationale. Mais au bout du compte le FONAC s’est vu phagocyté par des ambitions politiciennes avec pour objectif détourné de se contenter de petites miettes tombées au pied du "roitelet" de la république. C’est une déception de constater que certains de ces meneurs de la lutte donnent la pitoyable impression de n’être intéresser que par les privilèges que confère la fonction par décret. Les derniers quiproquos de ces derniers temps au sein du FONAC en sont l’illustration parfaite d’une opposition accompagnatrice de la dictature.

Une véritable déception pour le peuple qui se refuse pour l’instant de connaître la vraie nature de ses leaders au risque d’être déçu. Mais tôt ou tard ce peuple se rendra à l’évidence que l’opposition de part son atypisme et son double jeu n’en est pas une.

A quoi joue au juste cette opposition si singulière tout autant que le pays ? Ne sait-elle pas après tant d’années de lutte qu’aucun dialogue, qu’aucune élection ne peut amener l’alternance face à un régime réfractaire aux normes démocratiques et assis sur un trésor de guerre et solide dans les réseaux mafieux de part le monde ? Qu’est ce qui empêche cette opposition sensée mener la lutte de reposer le problème dont souffre le pays, de se fixer un objectif, un seul et de se donner les moyens de l’atteindre ?

Pourquoi la fameuse opposition choisit plutôt de faire le jeu de la dictature en participant à des simulacres d’élections pour des résultats connus de tous ?

Au regard de ces interrogations, les populations tchadiennes sont invitées à analyser le parcours de la lutte et lancer d’autres perspectives pour lui-même en tant que peuple souverain.

Quant à l’opposition toutes tendances, elle sait ce qu’elle fait, pourquoi elle se comporte en complice du clan et pour quelle fin. Il revient au peuple d’ouvrir les yeux et de prendre son destin en main et achever la symphonie loin des chapelles politiques qui ont d’autres agendas contraires aux désirs des tchadiens.

Manaye Laobé Athanase

Moundou

Publié dans politique

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