Les failles d’un régime aux abois, les carences d'une opposition dépassée

Publié le par Evariste DJETEKE

Les failles d’un régime aux abois, les carences d'une opposition dépassée

L’Opposition politique fait piètre figure. Elle se prévaut de sa pluralité mais elle se fait casser la figure par la majorité au pouvoir chaque fois qu’il y a une bataille politique ou électorale. Econduite encore aux dernière résidentielles , elle ne prend pas le soin de tirer les leçons de ses échecs et de recadrer sa ligne de conduite. C’est à se demander si elle veut vraiment accéder au pouvoir.

Alors qu’elle savait ce que mijotait la Majorité présidentielle concernant tous les sujets d’actualité, notamment les tripatouillages, le découpage territorial, le réaménagement du calendrier électoral global de la Ceni, le dialogue politique, l’Opposition n’a pas su parler d’une seule voix. Ses dissensions internes ont mis à nu ses insuffisances quant à la maîtrise des enjeux politiques de l’heure et à avenir.

Si pour les uns l’absence d’organisation de l’Opposition tenait au manque de ressources financières, les autres balaient d’un revers de la main cet argument en soutenant que c’est plutôt un déficit dans l’engagement politique des opposants. « To be or not to be », dit un auteur anglais : être ou ne pas être). Quand la politique est considérée comme une profession qui donne accès à l’argent ou un enrichissement facile, l’on comprend pourquoi les hommes politiques sont si versatiles, corvéables à souhait.

Désespérés, les tchadiens sont donc à la recherche d’une opposition crédible pour servir de contrepoids au pouvoir. La démocratie rejette l’unanimisme et les combines politiques aboutissant à la neutralisation des énergies positives. Elle abhorre les arrangements politiciens érigés en règle de fonctionnement politique. Elle s’accommode mal des louvoiements et autres ténébreuses conventions, qui laissent libre cours à l’accumulation de capital des uns et l’appauvrissement des autres. Une spirale dans laquelle, notre pays semble s’enlacer.

Au regard des schémas politiques qui cimentent le débat national, tout observateur de la scène politique s’aperçoit tout de go que les options de part et d’autre sont demeurées les mêmes et n’ont jamais évolué d’un moindre pouce. L’évidence pour les tchadiens est de constater avec amertume que, nonobstant l’évolution des principes universels qui contraint aujourd’hui toutes les nations du monde à inscrire dans la logique d'une nouvelle donne politique, leurs modules de gouvernance, le régime de dictature sans visage qui régente le Tchad depuis 26 ans ne veut nullement changer de nature. Au contraire, il s’est résolument engagé sur le chemin d’un obscurantisme outrancier pour consacrer le recul... Et l'opposition l'accompagne avec panache!

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